Les Disgracieuses
Claudia Larochelle (Québec Amérique)
La collection « III » propose aux autrices et aux auteurs de revisiter trois souvenirs marquants en mélangeant le vrai et le faux. Dans Les Disgracieuses, on accompagne la narratrice en secondaire 5 dans une école privée pour filles, au début de sa vie professionnelle dans un journal, puis dans sa quête amoureuse. On sent une grande vérité dans les convictions et dans les émotions. Les textes sont tissés d’amies qui veillent, de femmes qui ne sont malheureusement pas toutes des alliées, d’anxiété, d’odeurs, de déceptions, de misogynie, d’amours toxiques, de suicides, d’apprentissages, de persévérance, de bénévolat, d’écriture et de plusieurs livres. D’ailleurs, on retrouve une liste d’œuvres mentionnées à la fin. Environ 136 pages qui peuvent mener à de grandes réflexions sur le chemin parcouru et sur celui qu’il reste à faire. Un livre qui donne envie de contribuer à un monde meilleur pour les femmes et les filles.
Julie Collin, Librairie La Liberté (Québec)

Proust au gym
Anthony Lacroix (Ta Mère)
Étudiant à la maîtrise, le narrateur a trois objectifs : terminer son mémoire, perdre vingt livres et lire Proust. Pour se motiver à compléter ses séances au gym, il décide d’écouter À la recherche du temps perdu lorsqu’il s’entraîne, ce qui lui donne assez de lecture auditive pour cent entraînements. À chaque nouveau chapitre, qui porte le titre de l’un des tomes de l’œuvre proustienne, il réévalue sa liste d’objectifs, qui se révèle être un peu trop ambitieuse en fin de compte. Parviendra-t-il à ses fins? Le livre, écrit sous forme de poésie narrative, donne assurément envie de lire Proust, si ce n’est de s’entraîner. Les clins d’œil à l’univers de Proust sont amusants, comme l’idée de comparer les compagnons de gym à différents personnages de La recherche. Une belle découverte pour le 12 août!
Véronique Tremblay, Librairie Vaugeois (Québec)
Peuple de verre
Catherine Leroux (Alto)
Sidonie – une journaliste qui a tendance à trafiquer la vérité – écrit des articles sur des disparitions mystérieuses dans des campements de sans-abri. Alors que de plus en plus de gens n’arrivent plus à se loger convenablement, elle mène plutôt un train de vie privilégié. Un bouleversement dans sa vie personnelle la plongera soudainement de l’autre côté du miroir. Forcée de quitter son logement, elle atterrira dans un HAPPI (Habitation Atelier pour personnes inlogées), sorte d’établissement où les gens sont logés en échange de travail non rémunéré. Avec son carnet et son stylo comme seules possessions, Sidonie nous raconte les épreuves que les pensionnaires doivent vivre au quotidien. Roman dystopique avec des thèmes très actuels, Peuple de verre ne laissera aucun lecteur indifférent.
Jacinthe Crête, Librairie Monet (Montréal)
Congé
Cassie Bérard (La Mèche)
Est-ce l’histoire de Clémence, un peu paumée, héritière d’une ferme dont elle semble se ficher? L’histoire de son amant disparu, auteur amateur qui se cherchait un sujet, ou plutôt celle de cette femme, tuée en 1903, qui hante les pages de ce roman, afin qu’on fasse la lumière sur son meurtre? Entremêlant les voix narratrices, déjouant les codes littéraires, Cassie Bérard offre dans cette enquête qui n’en est pas une un fascinant jeu de piste entre le passé et le présent, les non-dits et les vérités qui dérangent.
Chantal Fontaine, Librairie Moderne (Saint-Jean-sur-Richelieu)
Avant de brûler
Virginie DeChamplain (La Peuplade)
Anthony Lacroix, Librairie Boutique Vénus (Rimouski)

















