C’est le 21 juin prochain que prendra l’affiche le film Dis-moi pourquoi ces choses sont si belles, qui met en lumière la délicieuse correspondance entre le frère Marie-Victorin et Marcelle Gauvreau.

Publié chez Boréal en 2018, le livre Les lettres biologiques : Recherches sur la sexualité humaine a dévoilé un aspect méconnu du fondateur du Jardin botanique de Montréal. Ce dernier s’adresse à son assistante, la scientifique Marcelle Gauvreau, et échange avec elle des réflexions sur la sexualité humaine, qu’il aimerait plus ouverte et plus décomplexée. Étonnante pour l’époque, cette correspondance témoigne de l’avant-gardisme des auteurs et bien sûr, d’un amour profond l’un envers l’autre, bien que cette union ait été impossible. Lettres au frère Marie-Victorin, qui constitue les réponses de Marcelle Gauvreau, est publié l’année suivante. Afin de souligner la sortie du film qui s’en inspire, les Éditions du Boréal feront paraître l’intégrale des deux livres à la mi-juin sous le titre Lettres sur la sexualité humaine.

Si on en sait davantage sur le frère Marie-Victorin, grâce notamment à sa Flore laurentienne, on connaît moins Marcelle Gauvreau. Elle est pourtant la première femme canadienne francophone à obtenir sa maîtrise en sciences naturelles. Naturaliste, botaniste, journaliste et vulgarisatrice scientifique, elle aura à cœur, toute sa vie, de partager ses connaissances et de démocratiser la science.

Le film Dis-moi pourquoi ces choses sont si belles est réalisé par Lyne Charlebois, dont le dernier film, Borderline, remonte à une quinzaine d’années. Elle a voulu transposer l’amour qui unissait ces deux êtres exceptionnels, jouant sur les époques comme sur les personnages. On ne peut que supposer que le film, tourné notamment en Minganie, rendra hommage à la nature comme à la passion, la curiosité et l’intelligence du frère Marie-Victorin et de Marcelle Gauvreau.

En attendant d’aller au cinéma, jetez un coup d’œil à la bande-annonce du film ici.

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