Dans cette autofiction, Michelle Lapierre-Dallaire aborde de façon franche et crue des sujets de société comme la violence sexuelle et familiale, la pédophilie, la santé mentale, la misogynie et les relations amoureuses. L’autrice originaire du Lac-Saint-Jean adopte une plume brute et saisissante dans ce roman qui la met en scène, elle et ses expériences traumatiques.
Malgré des sujets lourds, douloureux et parfois insupportables qui pourront choquer, un certain lyrisme se dégage de ces scènes qui ne seront pas sans rappeler de nombreux témoignages de femmes lors du mouvement #moiaussi. « Je ne pense pas que je sois poète, mais j’ai voulu insérer de la poésie dans l’écriture de façon à mettre un baume sur les choses difficiles que je nomme », confie Michelle Lapierre-Dallaire lors d’une entrevue accordée au journal La Presse peu avant la sortie de son livre en août 2021.
« L’œuvre que nous avons choisie est un cri du cœur, lucidement écrite dans une belle prose, riche, imagée et percutante », a affirmé le président du jury et auteur-compositeur-interprète, Francis Haubert dans le communiqué de presse annonçant la lauréate du prix. C’est dans cette volonté féministe et dénonciatrice que Y avait-il des limites si oui je les ai franchies mais c’était par amour ok saura faire réfléchir les lecteurs sur ces violences encore trop tabous, mais communes dans le cœur de certains foyers.
La santé mentale étant l’un des sujets forts de ce livre, Michelle Lapierre-Dallaire prendra part à une discussion à ce propos le 24 février avec l’autrice gatinoise Tania Vallée-Ross dans le cadre du Salon du livre de l’Outaouais. Par la suite, le prix littéraire Jacques-Poirier sera remis à Mme Lapierre-Dallaire pendant une cérémonie virtuelle le 26 février.
En complément :
Entrevue avec Michelle Lapierre-Dallaire
Photo : © Éditions La Mèche













