Chaque année, la Ville de Québec et le Salon international du livre de Québec s’allient pour récompenser le talent des auteurs et des autrices de la Capitale-Nationale. Le prix de poésie Jean-Noël Pontbriand, faisant partie du Prix de création littéraire, a également été décerné pendant la cérémonie. Ce dernier porte le nom de l’illustre poète qui aura enseigné l’art des lettres à l’Université Laval pendant plus d’une trentaine d’années.
L’une des membres du comité exécutif responsable de la culture de la Ville de Québec, Catherine Vallières-Rolland, a annoncé qu’elle était « très fière de récompenser les lauréats de cette année ». « Malgré tous les arrêts forcés en raison de la pandémie, la création, elle, n’a jamais pris de pause. C’est une magnifique année pour notre culture qui continue de s’enrichir avec des œuvres aussi fantastiques que celles que nous honorons aujourd’hui », a-t-elle déclaré dans un communiqué de presse.
Mme Vallières-Rolland et John R. Porter, président du conseil d’administration du Salon international du livre de Québec, ont tous deux salué le talent d’évasion et l’imagination des autrices et des auteurs sélectionnés malgré un contexte sanitaire compliqué.
Les lauréats du Prix de création littéraire 2022
- Catégorie « littérature adulte »
Lyne Richard pour son livre Prismacolor n°325 (Lévesque éditeur)
Dans un quartier populaire, des destins s’entrecroisent. Ceux d’enfants meurtris ou lumineux, ceux d’adultes qui cherchent la beauté en fuyant les petites et les grandes misères du quotidien… Comme elle l’avait fait avec Les cordes à linge de la Basse-Ville (Lévesque éditeur, 2018), Lyne Richard nous entraîne dans les rues de Saint-Sauveur, à la rencontre de personnages simples et vrais. Cette fois, la couleur rouge accompagne ce défilé tantôt déchirant, tantôt attendrissant, mais toujours empreint d’humanité. [Résumé de l’éditeur]
- Catégorie « littérature jeunesse »
Catherine Ferland pour son livre 15 femmes qui ont fait l’histoire du Québec (Auzou)
Elles étaient journalistes, sportives de haut niveau, chanteuses, scientifiques, avocates ou encore militantes : chacune a, à sa manière, changé l’histoire du Québec. [Résumé de l’éditeur]
- Catégorie « essai »
Jonathan Livernois pour son livre Entre deux feux (Boréal)
De la Conquête à l’élection du premier gouvernement de Maurice Duplessis en 1936, les hommes politiques du Québec – qu’ils aient été députés, ministres ou premiers ministres – ont utilisé la littérature. Pendant deux siècles, ils se sont présentés comme des gens de culture, souvent même comme des littérateurs. C’est un peu comme si leur capital culturel, plus ou moins important selon les cas, pouvait se transformer en capital politique. L’homme politique en poste et ce qu’il a pu publier au même moment; ce qu’il a aussi pu dire, par la suite, sur son expérience politique. Comment percevaient-ils la littérature? Comment l’utilisaient-ils? Comment les hommes politiques ont-ils pu stigmatiser l’inculture et la maladresse littéraires de l’adversaire pour mieux l’attaquer politiquement? [Résumé de l’éditeur]
Prix de la poésie Jean-Noël-Pontbriand 2022
Maryse Poirier pour son recueil de poésie Les bêtes vivront désormais plus longtemps que nous (Hashtag)
Dans une langue ciselée à la pointe d’un diamant, Maryse Poirier explore les soubresauts d’un amour menacé par la distance que le temps peut creuser entre ceux qui s’aiment. Peu à peu, la joie partagée laisse place à des calculs aussi complexes qu’éprouvants. Que peut-on opposer à la chute inévitable de l’être aimé? [Résumé de l’éditeur]
















