Après une quarantaine d’années de journalisme, dont une vingtaine à titre de chef d’antenne à TVA, Michel Jean a décidé de changer de rythme de vie et de tirer sa révérence. Ce n’est pourtant pas l’oisiveté qui le guette puisqu’il a accepté de participer à l’émission de radio à Ici Première Il restera toujours la culture comme chroniqueur littéraire.
L’automne lui sera sans aucun doute heureux puisque son roman le plus célèbre, Kukum, sera joué sur les planches du Théâtre du Nouveau Monde. Adaptée par Laure Morali en collaboration avec Joséphine Bacon, la pièce mise en scène par Émilie Monnet sera présentée en novembre prochain, avec à l’affiche Léane Labrèche-Dor, Jean-Luc Kanapé, Étienne Thibeault, Sharon Fontaine-Ishpatao et Marie-Eve Pelletier.
C’est d’ailleurs lorsque Michel Jean a remporté le prix littéraire France-Québec pour Kukum que sa notoriété en tant qu’auteur innu s’est élargi. À ce jour, ce sont quelques centaines de milliers de lecteurs et lectrices d’ici et d’ailleurs qui ont été touchés par ce livre. Ses romans précédents tout comme ceux qui ont été publiés par la suite se sont tous avérés de francs succès. Atuk, Tiohtiá:ke, Qimmik, Le vent en parle encore notamment, ont tous charmé et bouleversé le public. On ne peut qu’espérer que sa retraite du journalisme lui permette davantage de périodes d’écriture, n’est-ce pas? D’ici le prochain livre, Michel Jean compte bien profiter de sa relative liberté pour faire des tournées littéraires en Europe et se faire le héraut des voix multiples des peuples des Premières Nations.

















