Maquillée, de Daphné B., regroupe des réflexions féministes, sociales. Ce nouveau regard sur le maquillage est nécessaire, il fait peau neuve des clichés. Le maquillage ne sert pas qu’à l’apparat ou à faire plaisir à l’autre, il permet une construction identitaire, culturelle. Y est aussi dévoilé l’envers du décor de l’industrie du maquillage : le mica, ce minéral servant à créer le brillant dans les palettes de fard, est récolté par des enfants dans des pays du tiers monde. Daphné B. est consciente de ses paradoxes : elle sait que de sa surconsommation, elle participe au rouage du capitalisme, mais elle en fait également une critique. C’est un portrait du monde d’aujourd’hui : imparfait dans ses faiblesses, mais volontaire dans sa recherche à cheminer vers le mieux.