Vivre le deuil d’un amoureux qui s’est enlevé la vie, prendre la plume pour lui écrire, dire l’indicible, c’est l’impulsion qui a mené Laurence Leduc-Primeau à écrire Lettre à Benjamin. Un court récit qui prend aux tripes, qui montre avec fulgurance la force de l’absence, du doute et du questionnement. Loin d’être impudique et larmoyant, le récit tente d’apprivoiser la mort et la perte, et jette un regard sur la défaillance d’un système de santé qui peine à soutenir ceux dont la santé mentale s’effrite, s’effondre. Une lecture touchante, troublante et nécessaire.