Le coût de la vie et Ce que je ne veux pas savoir ont deux choses en commun : leur capacité à ravir et le graphisme rétro de leur couverture, toutes deux ornées d’une photo différente en noir et blanc tirée d’un film de Jean-Luc Godard. La même verve explore les pensées féministes, langue salvatrice des préceptes masculins établis. C’est le récit d’une femme qui tente de vivre sans retenue, sans les inhibitions sociétales. Elle troque sa grande maison pour un appartement avec ses filles et malgré ses ennuis financiers, son besoin d’écrire et d’avoir une place à elle persiste. Elle trouvera sa chambre à soi au fond du jardin d’une amie. Les moments vivaces, comme lorsqu’un poulet rôti ramené du supermarché s’échappe de son sac pour s’étaler en pleine rue, bordent les moments sombres comme les dernières visites données à sa mère. Levy excelle dans l’art d’explorer cette part de malheur que nous avons ancrée en nous avec cette touche sensible, humaine, méditative.