Je ne connaissais pas Maria Campbell, cette femme qui est pourtant autrice, dramaturge, cinéaste, professeure, activiste et aînée métisse. C’est avec cette nouvelle traduction de l’une des œuvres fondatrices de la littérature autochtone, d’abord parue en 1973, que je l’ai découverte. Et quelle découverte! Dans une langue crue, intime et puissante, Campbell nous raconte son enfance sur une réserve routière de la Saskatchewan. On découvre, derrière le racisme et la pauvreté, une jeune femme déterminée à se défaire de la honte, à tracer le chemin vers la dignité pour toute une génération de Métis. Un témoignage coup-de-poing qu’il n’est jamais trop tard pour découvrir.