Ce que je ne veux pas savoir, premier volet d’une trilogie autobiographique, est porté par la voix ironique et imagée de Deborah Levy. Elle use de références à Marguerite Duras, Virginia Woolf, Nietzsche, boussoles guidant sa posture d’écrivaine et de femme. Ses origines sud-africaines y sont relatées : enfance vécue naïvement, mais imprégnée du poids du racisme. Un bonhomme de neige façonné avec son père, militant contre l’apartheid, reste le dernier souvenir qu’elle a de lui avant son emprisonnement. La découverte des mœurs libres se fait auprès de sa cousine, puis viennent l’exil vers l’Angleterre et les doutes sur son identité ethnique. Cette lecture ne laisse pas indemne : Levy éclaire avec esprit et humour les maux qu’on tente d’éviter. Ce que je ne veux pas savoir devient un livre de chevet dans lequel nous replongeons dans nos moments de réflexion, d’angoisse, de calme.